Maryka story
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La Fondation Diane Hébert
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                                          La vie avant et après une transplantation


Il y a 3 ans, ma santé s’est détériorée de beaucoup. Je croyais être en pleine forme et ma vie allait de l’avant. La naissance de mon fils n’avait pas été facile, mais je croyais que le pire était passé et que les choses allaient enfin revenir à la normale. Le 11 décembre 2005, un an après sa naissance, je me suis réveillée, un matin, paralysée d’un côté, incapable de parler normalement. Je faisais un ICT. C’est à ce moment qu’on a découvert ma maladie : une cardiomyopathie restrictive. Après plusieurs examens médicaux, les spécialistes me disaient n’avoir jamais connu quelqu’un dans ma région ayant ce type de maladie. Ils m’ont donc transférée à Québec. Je m’en rappelle comme si c’était hier… Nous étions, à ce moment-là, le 15 décembre 2005, et c’était le 1er anniversaire de mon garçon. Ils m’ont annoncé la même journée que j’aurais peut-être un cœur mécanique jusqu'à ma transplantation, devant ainsi attendre le grand moment à l’hôpital pour X jours, ou peut-être que des médicaments suffiraient. Il fallait attendre les examens à l’hôpital Laval de Québec. Tout ça en même temps était très difficile : je ne dormais plus, je pleurais et surtout je voulais voir mon fils Dylan. Je suis une fille qui aime en avoir plein les bras. Je travaillais 40 heures par semaine, j’allais à l’université les soirs et j’avais ma vie de nouvelle maman en plus de tout cela. Peut-être était-ce un peu trop… Enfin, le 20 décembre, je suis sortie de l’hôpital avec seulement du minocor pour mon cœur et du coumadin pour mon sang. J’avais une maladie qui demandait un suivi, mais de transplantation pour le moment. Je s’avais toutefois que j’aurais sûrement une éventuelle transplantation, mais quand? 30, 40, 50, 60 ans ou peut-être même jamais. Encore une fois, en septembre 2006, les problèmes recommencent : difficultés respiratoires, impression d’être enceinte de 5 mois et chevilles qui avaient l’air de 2 ballons. Je faisais maintenant de l’hypertension d’eau. Une petite pilule de plus et tout rentrerait dans l’ordre, pour un mois … Chaque mois, je devais monter ma dose de lasix. À la fin 2006. j’ai dû avoir deux cardio-version en 2 semaines consécutives. Mon cœur battait à 190 bpm. C’est à ce moment qu’ils ont décidé de commencer les procédures pour que je sois sur la liste d’attente des transplantations cardiaques. Durant ces examens, j’ai du passer une biopsie du foie afin de voir son état, car les prises de sang n’étaient pas normales. Eh oui, j’avais un début de cirrhose du foie, causé par mon cœur. Les médecins ont décidé de transférer mon dossier à l’hôpital Royal Victoria de Montréal, car je devais avoir une transplantation du foie également. Après 2 mois d’étude de mon dossier, le comité de transplantation en est venu à la conclusion que mon foie se régénérerait après ma transplantation et que je n’avais pas besoin d’une double transplantation. Depuis le 30 mars 2007, j’ai attendu chez moi le moment où quelqu’un me ferait le plus beau cadeau qui soit : la vie. Au début, j’avais l’impression que je ne passerais pas au travers. Disons que la montagne était haute à escalader. J’entendais le téléavertisseur sonner pendant la nuit, je passais mes journées à me demander pourquoi ça m’arrivait. Mais je ne m’en allais vraiment pas dans le bon chemin si je voulais m’en sortir. Alors je me suis fixé des rêves, des objectifs. Nous voulions nous marier, car nous devions le faire le 14 juillet 2007 et tout était déjà acheté, même ma robe. Je voulais faire un voyage de noces familial avec mon garçon à Walt Disney. Sortir… J’étais clouée chez moi depuis 1 an. Pas de party de famille à Noël, rien. J’étais prête et je m’accrochais à ma famille, à mon conjoint, à mes parents, et surtout à mon fils qui me donnait le goût de me battre pour le voir grandir et pour être là quand il aurait besoin de sa maman. Surtout, pour lui prouver que si on veut, on peut s’en sortir, car lui aussi est atteint d’une cardiomyopathie. Le 15 mars 2008, j’avais un pressentiment… J’avais dis à mon conjoint : «C’est en fin de semaine que je vais avoir mon cœur!» J’avais demandé à mes parents de garder mon fils, j’étais prête!!! À 16h, mon téléphone cellulaire sonna : c’était l’hôpital. On m’a alors annoncé : «Maryka, on a un cœur pour toi. Il faut que tu sois à l’hôpital pour 20h.» Enfin, c’était mon tour! Je n’avais plus peur, j’allais vivre et m’occuper de mon fils moi-même. Le 16 mars à 7h, c’était mon tour. On me transplanta un nouveau coeur. L’opération dura environ 6heures. Tout s’est très bien passé. Cinq jours plus tard, j’étais à la maison des greffés et, 10 jours plus tard, je rentrais chez moi. Comme les médecins l’avaient prédit, mon foie se régénéra et revint complètement normal. Après la greffe, il y a eu des hauts et des bas, mais les bas ne sont rien comparativement à ce que j’ai subi auparavant. Aujourd’hui je vis. Je me suis mariée le 6 septembre dernier et le voyage avec mon fils est mon futur projet. Grâce à un ange, je profite de la vie et je suis là pour mon fils comme je l’avais tant espéré. Aujourd’hui, je réalise que le don d’organe est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à quelqu’un et je suis parmi les rares qui peuvent avoir le temps d’en bénéficier. Au nom de tous les gens en attente qui espèrent chaque jour d’être sauvés, SIGNEZ VOTRE CARTE!!!

Maryka Bourgault

Il est possible de contacter Marika à l'adresse suivante:
maryka.bourgault@fondationdianehebert.org