Retour à la page d'accueil
Pour nous joindre
À chaque mois je devais monter ma dose de lasix. À la fin 2006. j’ai du avoir deux cardio-version en 2 semaines consécutives. Mon cœur battait à 190 bpm. C’est à ce moment qu’ils ont décidé de commencer les procédures pour être sur la liste des transplantations cardiaques. Durant ces examens, j’ai du passer une biopsie du foie, afin de voir son état car les prises de sang n’étaient pas normal. Et oui, j’avais un début de cirrhose du foie, causé par mon cœur.

Ils ont décidé de transférer mon dossier à l’hôpital Royal Victoria de Montréal, car je devais avoir une transplantation du foie également. Après 2  mois d’étude de mon dossier, le comité de transplantation en son venu à la conclusion que mon foie ce régénèrerait après ma transplantation et que je n’avais pas besoin d’une double transplantation. Depuis, le 30 mars 2007, j’ai attendu chez moi le moment ou quelqu’un me ferait le plus beau cadeau qui soit : La vie. Au début, j’avais l’impression que je ne passerais pas au travers, disons que la montagne était haute à escalader. J’entendais le télé avertisseur sonné pendant la nuit, je passais mes journées à me demander pourquoi? Mais je ne m’en allais vraiment pas dans le bon chemin si je voulais m’en sortir. Alors je me suis fixer des rêves, des objectifs. Nous voulions nous marier, car nous devions le faire le 14 juillet 2007 et tout était déjà acheté, même ma robe. Je voulais faire un voyage de noce familiale avec mon garçon à world disney. Sortir… J’étais  cloué chez moi depuis 1 an. Pas de party de famille à Noël, rien. J’étais prête et je m’accrochais à ma famille, mon conjoint, mes parents et surtout mon fils, qui me donnait le goût de me battre pour le voir grandir et être là quand il aura besoin de sa maman et surtout, pour lui prouver que si on veut on peut s’en sortir, car lui aussi est atteint d’une cardiomyopathie.

Le 15 mars 2008, j’avais un pressentiment… J’avais dis à mon conjoint, c’est en fin de semaine que je vais avoir mon cœur, j’avais demandé à mes parents de garder mon fils, j’étais prête!!! À 16h00 mon cellulaire sonna et s’était l’hôpital. Elle m’a dit, Maryka, on a un cœur pour toi. Il faut que tu sois à l’hôpital pour 20h00. Enfin, c’était mon tour. Je n’avais plus peur, j’allais vivre et m’occuper de mon fils moi-même. Le 16 mars à 7h00, c’était mon tour. Je fus transplantée. L’opération dura environ 6h00. Tout c’est passé très bien. Cinq jours plus tard, j’étais à la maison des greffés et 10 jours plus tard chez moi. Comme les médecins l’avaient prédit, mon foie se régénéra et revint complètement normal.  Après la greffe, il y a eu des hauts et des bas, mais les bas ne sont rien comparativement à avant. Aujourd’hui je vie. Je me suis mariée le 6 septembre dernier et le voyage avec mon fils c’est mon futur projet. Grâce à un ange, je profite de la vie et je suis là pour mon fils comme je l’avais t’en espéré.

Aujourd’hui, je réalise que le don d’organe est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à quelqu’un et je suis parmi les rares qui peuvent avoir le temps d’en bénéficier. Au nom de tous les gens en attentes, qui espèrent chaque jour être sauvés, SIGNEZ VOTRE CARTE!!!


Maryka Bourgault
maryka.bourgault@fondationdianehebert.org
Il fallait attendre les examens à l’hôpital Laval de Québec. Tout ça en même temps était très difficile, je ne dormais plus, je pleurais et surtout je voulais voir mon fils Dylan. Je suis une fille qui aime en avoir plein les bras. Je travaillais 40 heures par semaine, j’allais à l’université les soirs et j’avais ma vie de nouvelle maman au travers de cela. Peut-être un peu trop… Enfin, le 20 décembre je suis sorti de l’hôpital avec seulement du minocor pour mon cœur et du coumadin pour mon sang. J’avais pour l’instant une maladie qui demandait un suivi, mais pas une transplantation. Je s’avais à ce moment que j’aurais sûrement une transplantation,  mais quand … 30, 40, 50, 60 ans ou peut-être même jamais.  Encore une fois, en septembre 2006, ça recommence des difficultés respiratoires, l’impression d’être enceinte de 5 mois et les chevilles qui ont l’air de 2 ballons. Je faisais maintenant de l’hypertension d’eau. Une petite pilule de plus et tout rentra dans l’ordre, pour un mois …
Il y a 3 ans ma santé à détériorée de beaucoup. Je croyais être en pleine forme et ma vie allait de l’avant. La naissance de mon fils n’avait pas été facile, mais je croyais que le pire était passé et que les choses allaient enfin revenir à la normales. Le 11 décembre 2005, un an après sa naissance, je me suis réveillée un matin paralysée d’un côté, plus capable de parler normalement. Je faisais un ICT. C’est à ce moment, qu’ils ont découvert ma maladie : une cardiomyopathie restrictive. Après plusieurs examen médical, ils me disaient n’avoir jamais connu quelqu’un dans ma région avec ce type de maladie. Ils m’ont donc transféré à Québec. Je m’en rappel comme si c’était hier. Nous étions à ce moment là, le 15 décembre 2005 et s’était le 1er anniversaire de mon garçon. Ils m’ont annoncé la même journée que peut-être j’aurais un cœur mécanique jusqu'à ma transplantation et ainsi attendre le grand moment à l’hôpital pour X jours ou peut-être que des médicaments suffiraient.
La vie après une transplantation